La débacle des Lakers

Clément Guichard
15 mars 2019,
temps de lecture : 12min


Pour la première fois depuis 14 ans, Lebron James risque de manquer les Playoffs…comment en est-on arrivé là ?


En arrivant aux Lakers l’été dernier, Lebron James mettait clairement en danger sa série incroyable de 8 apparitions d’affilées en finales NBA. Malgré ça, on ne s’attendait pas à ce qui est sur le point d’arriver. A moins d’un retournement de situation insensé, cette saison, Lebron James ne sera pas présent sur les terrains au-delà de la mi-avril. Il va non seulement manquer les finales, mais aussi les Playoffs tout en entier. Cela serait seulement la troisième fois qu’il manque les séries éliminatoires depuis le début de sa carrière ; et la première fois depuis sa saison sophomore en 2004-2005. Toute une génération de fans NBA n’a connu les Playoffs qu’avec James dans la course.

Comment en est-on arrivé là chez les Lakers ? Alors que l’arrivée du King devait sonner la fin de la plus mauvaise période d’une des plus grandes franchises de l’histoire de la ligue, cela a finalement été l’inverse. Lebron, comme beaucoup ces dernières années, a été englouti par les vicissitudes actuelles des Angelinos.

Cette situation, inimaginable en début de saison, peut être expliquer en plusieurs points.


Une course à la star dommageable

Magic Johnson et Rob Pelinka avaient un objectif lorsqu’ils se sont associés à la tête des Lakers : rendre à la franchise sa splendeur d’antan. Après des années de médiocrité qui ont vu la pire période sportive des Lakers avec cinq années d’affilés sans Playoffs, et une vie inhabituelle sous l’ombre des rivaux locaux les Clippers (alors que c’est historiquement l’inverse à Los Angeles), la franchise aux 16 titres NBA se devait de réagir.

En recrutant Lebron James en juillet dernier, le vent a soudainement changé de direction. Le statut des Lakers a dramatiquement évolué. Avec l’icône contemporaine du Basketball en son sein, la franchise Californienne est redevenue une des équipes les plus scrutées et hypes de la NBA.

Nouvelle ère chez les Lakers, le King pose ses valises dans la Cité des Anges

Mais cette signature signifiait surtout une chose importante : les Lakers veulent gagner de nouveau et dès maintenant. Il ne s’agit plus de reconstruire petit à petit. Il n’est plus question d’attendre que les jeunes se développent tranquillement. James a 34 ans et plus de temps à perdre. Sous les strass et les paillettes Hollywoodiennes, les Lakers veulent redorer leur blason par une reconstruction vive et brutale, à coup de millions de dollars et de recrutement de stars.

Mais signer James, bien qu’elle soit énorme, ne reste qu’une étape. Lebron seul, entouré de role-players, ne peut plus suffire pour imaginer un jour battre les Warriors, les Rockets, ou autre Superteam qu’il est possible de rencontrer sur son chemin. Pourtant à un niveau qu’il n’avait encore jamais atteint, il n’avait déjà rien pu faire face à l’armada des Warriors lors des dernières Finales NBA. Recruter au moins un acolyte à Lebron ayant le statut de star est ainsi devenu l’entêtement de Magic et Rob Pelinka. Avec Lebron, les Lakers étaient annoncés de retour sur le devant de la scène. En ajoutant la projection d’une autre star à ses côtés, Magic, Rob, et les fans des Lakers fantasmaient déjà de nouveaux titres.

C’est probablement ce que Magic a tenté de faire tout l’été 2018 mais sans succès. On l’imagine notamment aller toquer du côté des Spurs pour tenter de récupérer Kawhi Leonard avant que ce dernier se fasse finalement trader à Toronto. Mais vu ce qu’a pris San Antonio en retour de Kawhi, le package de jeunes joueurs qu’a dû proposer Los Angeles ne devait pas convenir. On a tous imaginé à un moment que Paul George allait signer aux Lakers, tant il a parlé de sa volonté de jouer un jour là-bas lorsqu’il se morfondait chez les Pacers. Finalement, George a fait confiance à Presti et Westbrook. Il a resigné à Oklahoma City et réalise de loin la meilleure saison de sa carrière. Il est dans la course pour le titre de MVP.

A la fin de l’été, les Lakers ne sont finalement pas parvenus à recruter la moindre star pour cette saison et ont dû se résoudre à faire avec ce qu’ils avaient. C’est en tout cas l’image qu’ils ont laissée. Et celle qu’ils ont continué à présenter tout le long de la saison. Ce comportement apparent, associé à l’échec de recrutement, a occasionné d’incessants débats et discussions sur les différentes options qui façonneront le futur des Lakers. Et les médias, déjà excités par la nouvelle hype autour de la venue de Lebron aux Lakers, s’en sont donnés à cœur joie. Qui pourrait rejoindre Lebron cette saison ou l’été prochain, et crée une nouvelle Superteam ? Kawhi Leonard, Demarcus Cousins, Anthony Davis, Klay Thompson ? J’en passe. Toutes les possibilités ont été mentionné, analysé et décortiqué en pleine saison. Quand on parlait des Lakers, on abordait davantage les transferts et le futur de la franchise que le présent et ce qui se passait sur le terrain.

Ces sujets étaient si prépondérants, que l’organisation des Lakers a donné l’impression d’avoir oublié de se concentrer sur la saison en cours. Rob Pelinka et Magic Johnson ont tellement priorisé la recherche de l’acolyte de Lebron, qu’ils ont visiblement laissé tomber le développement des jeunes, ou la construction cohérente d’un effectif et le travail collectif qui en résulte. Cela donne le sentiment que le management des Lakers jugeait que la saison était déjà gâchée vu que la star à mettre à côté de James n’avait pas été trouvée.

Rob Pelinka, Directeur Général, et Magic Johnson, Président des Opérations Basketball

En outre, si les médias ont ressenti cela, on imagine que cela a dû être la même chose pour les joueurs. Toutes ces discussions et tous ces débats au sujet de la prochaine star qui arrivera chez les Lakers influent forcément sur les joueurs présents dans l’effectif. Personne ne se sent en sécurité. Ces rumeurs sont vécues par les joueurs comme une épée de Damoclès au dessus de leurs têtes. A n’importe quel instant, n’importe qui (sauf Lebron) peut être envoyé dans le cadre d’un échange pour obtenir la star en question. Ce point d’interrogation constant a eu un impact direct sur l’investissement conscient et inconscient des joueurs dans les succès collectifs, ainsi que sur leur confiance individuelle. Cela s’est doublement ressenti lors des rumeurs à la suite de la demande de départ d’Anthony Davis avant la deadline des trades. A cette période, les Lakers ont tout fait pour obtenir Davis et ne pas avoir à subir la concurrence de Boston l’été prochain. Magic a travaillé sans relâche à tenter de concocter un trade.

Comme par hasard, les résultats ont été terrible pour les Lakers durant cette période de doute pour l’effectif. Ils ont commencé à s’éloigner des places qualificatives pour les Playoffs. Avec un Lebron blessé, les autres ont vu leurs performances s’effondrer au fur et à mesure qu’ils prenaient conscience qu’ils étaient des commodités dans l’esprit des dirigeants.

Et comme par hasard, Brandon Ingram a réussi à redresser la barre après la deadline des trades. Assuré qu’il finirait la saison aux Lakers, il a pu jouer son jeu et réaliser, depuis le All Star Game, la meilleure période de sa saison. Le hasard est cocasse du côté de Los Angeles.


Un effectif mal construit

On ne sait pas très bien si les signatures estivales qui ont été réalisés l’été dernier, sont dus aux différents échecs de Magic dans ses tentatives de recruter une star, ou si ils étaient prévus indépendamment. Et surtout on ne sait pas à quel niveau Lebron a été mêlé à ces choix. A-t-il poussé pour ces signatures ou a-t-il subi la politique de Magic Johnson et Rob Pelinka ?

Car pourquoi signer Rondo et Stephenson ? Pourquoi associer ces joueurs à Lebron ? Et pourquoi en début de saison, Lebron James s’est retrouvé aussi peu entouré de shooters ?

Rondo et Stephenson sont probablement les pires profils à associer à un joueur comme Lebron James. Ce sont deux joueurs qui ont besoin de la balle pour exprimer leur jeu. A part les excellentes coupes que peut parfois faire Rondo, aucun des deux joueurs n’a un jeu sans ballon qui apporte une valeur ajoutée à leur équipe. Et à choisir, pour créer quelque chose en attaque, on préfère tous filer la balle à Lebron qu’à ces deux-là.

Rajon Rondo et Lance Stephenson, deux recrues un peu étranges à associer avec Lebron

Pour couronner ce paradoxe d’association, Rondo et Stephenson sont historiquement deux mauvais shooters derrière l’arc. A Miami, et lors de son second passage à Cleveland, Lebron a montré qu’il était à son meilleur niveau lorsqu’il est entouré de shooters. Cela étire la défense et James est presque injouable lorsqu’il a un petit peu d’espace. Il peut finir au panier, ou distribuer la balle comme il le souhaite au shooters éparpillés derrière la ligne. Rondo et Stephenson sont tous les deux à environ 31% en carrière avec des volumes de tirs par match très faible (1.3 tirs tentés à trois points par match en carrière pour Rondo et seulement 2.1 pour Stephenson). Comme une cerise sur le gâteau, l’ironie que ces deux-là soient actuellement les meilleurs tireurs derrière l’arc de l’équipe sur la saison (37.9% pour Stephenson et 36.2% pour Rondo) est presque risible. Cela en dit long sur les capacités du reste de l’effectif à se montrer menaçant derrière la ligne à trois points. Les Lakers sont d’ailleurs actuellement avant dernier de la ligue en pourcentage au tir à trois points (33.4%), juste devant les Suns.

Caldwell-Pope et McGee, les deux autres signatures estivales des Lakers, sont plus adaptés au jeu de Lebron.

Sans être un super joueur, Caldwell-Pope a montré des capacités aux shoots et en défense qui en font un joueur de valeur (et rare) dans l’effectif des Lakers. Il s’est bien adapté au côté de Lebron James et a conservé des performances semblables à ces dernières saisons. Il joue moins de minutes par match qu’auparavant donc ces stats ont baissé, mais son efficacité est restée au même niveau.

McGee, lui, réalise peut-être la meilleure saison de sa carrière. Son jeu, un peu léger d’esprit lors de la première partie de sa carrière, s’est profondément affiné. Enfin juste et en contrôle lorsqu’il est sur le terrain, il a parfois un impact très fort en attaque et en défense. Ses qualités athlétiques toujours aussi dingues en font un bon partenaire à associer à Lebron. En défense, il protège très bien l’arceau et comble les oublis défensifs de ses coéquipiers. En attaque, il s’est développé un petit jeu dos au panier mais profite surtout des passes sous le panier et alley-oop qu’il reçoit à la suite d’une pose d’écran. Pour le reste son énergie compense toutes ses faiblesses. Cette saison, sa capacité à maintenir son niveau de jeu sur des plus longues périodes de jeu sur un match reste le plus gros point sur lequel il a progressé.

Globalement, malgré la bonne surprise qu’a offert McGee, le recrutement qui a accompagné la signature de Lebron n’a pas été bon, que ce soit en termes de talent, ou même d’affinités de jeu. Cela a renforcé un problème qui était déjà présent dans l’effectif de la saison 2017-2018, avant que Lebron arrive.


Des jeunes sous pression et surcotés

Le management des Lakers attendait beaucoup des jeunes draftés qui sont arrivés ces dernières années dans la franchise. Après avoir fait le choix de se débarrasser de DeAngelo Russell et Julius Randle l’été dernier, (qui sont en train de réaliser la meilleure saison de leurs carrières), les Lakers ont préféré se concentrer sur Brandon Ingram, Lonzo Ball et Kyle Kuzma.

Pour l’instant, si ils montrent de belles choses, ces jeunes ont relativement déçu. Statistiquement, pourtant, ils montrent qu’ils peuvent jouer au haut niveau en NBA. Mais ces performances statistiques ne se sont jamais traduites en victoires collectives.

La saison passée, les Lakers étaient principalement axés autour de ces jeunes. La défense était plus qu’encourageante (12ème de la ligue en efficacité défensive), compte tenu du bilan en saison régulière (35 victoires et 47 défaites). Le problème, qui s’est accentué cette année avec l’arrivée de Lebron, c’est la compatibilité entre ses joueurs. Les trois sont des joueurs qui ont besoin de la balle pour exprimer leurs talents.

Ball est un meneur créateur qui est capable de gérer le tempo d’une équipe et de faire jouer ses coéquipiers comme rare sont capables les tout jeunes meneurs sans expérience. Et son shoot a finalement été sous-estimé. Ses qualités défensives ont également été sous-estimé. En revanche, Ball ne sera jamais le spot-up shooter qui doit être aligné aux côtés de Lebron James, comme a pu l’être Mario Chalmers à l’époque de Miami.

Grosse pression pour Hart, Ball, Kuzma et Ingram avec l’arrivée de Lebron James

Ingram et Kuzma sont deux scoreurs qui ont également besoin de la balle pour créer des situations en phases offensives. Si Kuzma peut se muer parfois en spot-up shooter, Ingram, lui, n’a jamais montré une grande aisance dans ce rôle. Il a en revanche de réelles qualités en isolement, en poste bas ou derrière l’arc, ou en situation de pick n roll en tant que porteur de balle.

Mais de toute manière, à quoi bon travailler l’adaptation puisqu’il reste peu de chances pour que ses trois joueurs fassent partie des plans à long terme des Lakers version Lebron James ? Comment peuvent-ils imaginer qu’ils vont rester encore longtemps dans l’effectif ? Ces jeunes prospects, draftés assez haut, sont les actifs possédant le plus de valeur dans le cadre d’un échange. En d’autres termes, si les Lakers souhaitent récupérer une star via un échange, ça sera ces trois-là qui ont le plus de chance de faire le chemin adverse.

Vu les volontés de Magic Johnson et Rob Pelinka, il est probable que ce soit leurs destins. Il leur aurait fallu un peu plus de temps pour se développer et se construire dans cette franchise. Il y a des grandes chances qu’ils deviennent d’excellents joueurs NBA.

Leur situation a de toute façon été compliqué dès leur arrivée après l’université. Dans le pire désert sportif de l’histoire des Lakers, ces joueurs ont été dès le début marketé par les Lakers comme les messies qui allaient redonner ses lettres de noblesse à la franchise NBA la plus célèbre du monde. Estampillés comme futures superstars avant même qu’ils puissent se développer et travailler leur jeu, ils ont subi des attentes trop élevées et amplifiées par le caractère historique de la franchise et la situation délicate de celle-ci ces dernières années. Dès le début, une pression monstre a été mis sur leurs épaules pour satisfaire une franchise et des fans exigeants et habitués à voir son équipe gagner. Ce n’est pas le meilleur environnement pour construire un nouveau projet et se développer sereinement. Par habitude, on laisse quelques temps aux rookies pour s’acclimater aux particularités de la NBA. Chez les Lakers on ne voulait plus attendre.


Un coach abandonné

Depuis l’arrivée de Lebron James, un homme est systématiquement remis en question : le coach Luke Walton.

Les Lakers ont décidé de le reconduire cette saison malgré le gros changement d’objectif qu’a effectué la franchise dès que James a posé sa valise dans la cité des anges. Walton, qui était arrivé en 2016, pour développer les jeunes joueurs sur lesquels les Lakers comptaient construire leur futur, a vu ses objectifs se transformer drastiquement et a découvert une pression qu’il n’avait jamais rencontré auparavant.

Avec Lebron dans son effectif, Walton se devait de faire gagner les Lakers. En cas de contre-performance, il serait tenu responsable. C’est exactement ce qu’il s’est passé. Dès les premiers problèmes sur le terrain en début de saison, il a directement été pointé du doigt. Très vite, les médias se sont mis à lui tomber dessus en affirmant qu’il n’arrivait pas à tenir son groupe ni à créer une défense collective suffisamment solide et régulière.

Luke Walton, le bouc émissaire tout trouvé pour les déboires des Lakers

Quand L.A gagne, c’est grâce à Lebron et quand L.A perd c’est à cause de Walton. Il fallait se douter que ce genre de raccourcis allait arriver dans la saison.

Le problème c’est qu’il apparaît que Lebron n’a jamais vraiment cru en Luke Walton. Ça s’est traduit sur le terrain. Très tôt dans la saison, Le King a clairement négligé les systèmes mis en place par Walton lorsqu’il considérait que ce n’était pas les bons. Dernièrement, on l’a aperçu ne pas participer aux temps morts ni écouter les consignes de Walton. Il restait de son côté, seul, alors que tout le reste de l’équipe entourait le coach. Il ne faut pas être un fin psychologue pour voir que quelque chose ne va pas.

L’influence de Lebron fait que ses coéquipiers sont forcément impactés par ce manque de considération pour les idées et la position hiérarchique du coach. Et si l’organisation ne soutient pas non plus Walton dans ces situations (ce qu’il s’est passé car évidemment pour eux, Lebron est plus important que Walton), ce dernier perd toute légitimité et crédibilité pour inspirer, motiver ses joueurs et construire un jeu collectif cohérent en attaque et en défense. Et petit à petit, l’équipe devient impossible à coacher.


Lebron James n’est plus invincible

Cette saison, James a manqué 17 matches à cause de sa blessure à l’aine. Sur une saison, c’est son plus gros total de matches manqués à cause d’une blessure. Il a vécu seulement deux saisons où il a joué moins de 70 matches en saison régulière : avec Miami en 2011-2012 où il a joué 62 matches, et avec Cleveland en 2014-2015 où il a participé à 69 rencontres. A la différence qu’à l’époque c’était pour le reposer. Cette année, comme la saison passée, Lebron James ne pouvait pas se permettre de se reposer si il voulait que son équipe rencontre le succès. Et il pouvait encore moins se permettre de se blesser pendant 17 matches.

25 décembre 2018, James se blesse à l’Oracle Arena de Golden State. Et ainsi va la saison des Lakers qui ne s’en remettront pas.

Durant cette période, les Lakers ont perdu 12 fois. Ils sont passés de 20 victoires et 14 défaites à 27-26 et ont dégringolé dans le classement.

Cette piqûre de rappel a été violente et a remémoré à quiconque que Lebron, malgré des performances toujours aussi exceptionnelles, a un corps qui vieillit tout comme lui. Si il a été capable de repousser toujours plus ses limites, et qu’il apparaît meilleur que jamais, l’accumulation des années et des matches a forcément un impact sur son physique. Terminator n’est plus invincible. Lui qui avait vécu très peu de blessures durant sa carrière vient d’avoir un rappel à l’ordre qui vient globalement de coûter aux Lakers leur saison. Et ce rappel va également renforcer l’opinion de l’organisation des Lakers sur le fait d’attirer une autre star pour accompagner Lebron, et soulager le corps de ce dernier qui exigera un peu de repos en cours de saison.

C’est à ça que va probablement ressembler la fin de carrière de Lebron James. On ne sait pas trop quand sa production sur le terrain se réduira. Mais il est sûr que le temps où il faisait absolument tout sur le terrain est révolu. Il va devoir s’adapter et gérer son temps de jeu pour entretenir son corps et être au top pour les playoffs.

Un parallèle avec les fins de carrière de Duncan et Ginobili à San Antonio peut être fait. Si les Spurs sont allés dans l’extrême pour gérer la fin de carrière de leurs deux stars, les Lakers devraient s’en inspirer et en comprendre les enjeux. Sur la fin, Duncan et Ginobili avaient des temps de jeu contrôlés et limités toute la saison, et Popovich n’hésitait à les reposer dans le cadre de back to back ou lors de road trip assez fatiguant. Cela avait un impact sur leurs performances statistiques mais une fois arrivé en Playoffs, ils étaient physiquement en forme et pouvaient faire parler leurs talents sans montrer de marques de fatigue importante. C’est ainsi que Duncan et Ginobili ont pu avoir un fort impact sur les performances des Spurs jusqu’à leur quarantaine.

Les Lakers n’ont plus le choix. Si ils veulent que Lebron James reste performant pendant l’intégralité de son contrat qui s’achèvera en 2022, lorsque James aura 37 ans, il va falloir prendre soin de lui. Il n’est pas nécessaire de suivre le cas extrême de San Antonio. Par sa construction, l’effectif des Spurs était prévu pour reposer ses joueurs plus âgés. Les Lakers n’en sont pas encore au même point. Et James n’a pas la même histoire que Duncan et Ginobili. Mais Los Angeles devrait s’en inspirer pour créer un modèle qui convient à Lebron James.

Lebron sait rester en forme et être prêt à chaque début de saison mais il va falloir que les Lakers prennent le relais durant la saison et soient intransigeants sur la manière de gérer son temps de jeu. Autrement cette association entre les Lakers et Lebron risque de tourner au cauchemar et d’entacher la fin de carrière du King et le projet des Lakers.


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